"Moi j'ai raté mon bac du premier coup avec mention : Laissez nous tranquille SVP!" (Jamel)

[Critique] Indie Game: The Movie

Bannière pour la critique du documentaire Indie Game The Movie
L’amour du jeu… vidéo

Fiche

Réalisateur(s):Lisanne Pajot, James Swirsky
Intervenants:Jonathan Blow (développeur de Braid), Phil Fish (développeur de FEZ), Edmund McMillen (développeur de Super Meat Boy), Tommy Refenes (développeur de Super Meat Boy)
Titre original:-Date de sortie:12 juin 2012
Pays:CanadaBudget:-
Genre:DocumentaireDurée:1h43
Un documentaire sur la vie des développeurs de jeux vidéos indépendants.

Photo du documentaire Indie Game: The Movie

Quand le jeu dépasse les pixels.

 

Critique

Attention, documentaire indispensable qu’on aime ou non les jeux vidéo car Indie Games : The Movie n’est pas consacré à expliciter le comment de la création du jeu vidéo mais s’attache à épouser durant trois étapes résolument différentes de la création d’un jeu la vie d’un développeur indie. Indie Games : The Movie est un documentaire humain avant d’être pixelisé.

Tout d’abord commençons avec une définition simple d’un mot, celle du mot « indie ». Il s’agit d’une abréviation du mot anglais « independent« , qu’on traduit dans la langue de Jean Dujardin par « indépendant » donc « indie » = « indé ». Un terme utilisé pour ces produits de culture produits en dehors des circuits commerciaux traditionnels (EA, Microsoft, Nintendo, pour ne citer les plus connus du jeu vidéo). L’indie game est, contrairement à ses confrères de la musique ou du cinéma, né assez récemment. Enfin, c’est encore sujet à débat car des très vieux jeux avaient déjà été développés indépendamment sur les premières consoles mais ce n’est que récemment qu’on a pu voir un véritable phénomène autour des jeux indie. On pourrait le qualifier comme seconde renaissance du jeu indie, intervenue en 2008 avec Braid, le jeu de Jonathan Blow (d’ailleurs intervenant sur le documentaire). Toutefois, il y a encore un énorme débat dessus et même sur la définition exacte du jeu indie mais au moins, vous avec une idée du sujet.

Le documentaire vise l’humain au-delà même du jeu indie, il vise à répondre à cette question : qui sont ces développeurs indépendants ? Pour ce faire, il a l’extrême intelligence de s’attacher autour de quatre personnalités du domaine à différents moments du processus de création de jeu vidéo indie. Ainsi on a Jonathan Blow, le développeur de Braid (un jeu déjà sorti depuis 2008), Edmund McMillen et Tommy Refenes, développeurs de Super Meat Boy alors en cours de finalisation au moment du documentaire et dont on aura la joie de vivre la sortie du jeu à leurs côtés et pour finir Phil Fish, développeur de FEZ à une époque charnière où il s’agit de faire connaître son jeu en parcourant les salons de jeu vidéo. Trois jeux, trois moments différents : la phase marketing, la sortie du jeu et l’après sortie. On regrettera juste l’absence de l’étape de création de jeu où le développeur pose les bases mais on peut comprendre aisément la difficulté de trouver un protagoniste sur un jeu même pas commencé et c’est compensé par le discours de Jonathan Blow qui revient sur les prémices de son jeu. La boucle est bouclée.

Photo du documentaire Indie Game: The Movie

Une plongée dans le quotidien du développeur indie.

 

On sera surpris par l’incroyable générosité des développeurs qui se livrent sans pudeur. Edmund et Tommy affichent leurs névroses, leurs obsessions. Phil Fish parle même ouvertement de se suicider s’il n’arrivait pas à terminer FEZ. Lors du passage dans le salon de jeu vidéo, il vit un remake de Lost in Translation et pète littéralement les plombs sur certains passages (réponse gratinée à ses détracteurs ponctuée par un bras d’honneur du plus bel effet). Il est intéressant de voir les accouchements longs d’un travail de plusieurs années. On pouvait croire le développement de ces jeux indie faciles, bien plus que les cadors du jeu vidéo comme Call of Duty ou Halo. Il n’en est point car les cadors bénéficient d’une équipe de milliers de personnes alors que ceux des jeux indie se comptent des doigts de la main s’ils ne sont pas seuls. Les cadors se contentent de répéter la même formule, les indie tentent d’innover. On prend alors conscience que ces hommes traversent les mêmes phases qu’un artiste tentant de pondre une œuvre d’art. Car c’est bien de cela qu’il est question avec Braid, FEZ et Super Meat Boy, d’œuvres d’arts, d’œuvres d’arts du 21ème siècle.

Ne connaissant que quelques prémices sur ces jeux indies, j’avais juste joué brièvement à Braid. J’ai pris une claque à les découvrir. Le documentaire affiche des extraits de ces jeux donnant une furieuse envie qu’on soit hardcore gamers ou non, d’arrêter le visionnage, de lancer sa console, de prendre le jeu sur le store/market et d’y jouer. La sensation doit être d’autant plus grisante qu’on a le visage, la voix et la personnalité du développeur derrière le jeu.

La grande force du documentaire est de pouvoir viser tous les publics et de ne pas se restreindre à la seule communauté des joueurs (toutefois ne nous leurrons pas, même eux pourraient être difficilement intéressés vu que la plupart ne jurent que par les blockbusters comme GTA ou Battlefield). L’humain prenant le pas sur la technique.

Le documentaire a touché le joueur en moi. Voir ces hommes accomplir un de mes rêves : développer un jeu vidéo, est un délice. Ils forcent mon respect surtout en prenant conscience de l’extraordinaire difficulté de cette entreprise. Et si c’était eux les héros de la nouvelle génération? Et si c’était eux les Picasso et Matisse du pixel ? Sans nul doute.

Super moment d’émotion : la demande en mariage d’Edmund au salon du jeu vidéo.

Photo du documentaire Indie Game: The Movie

Pour Jonathan Blow, le jeu est l’extension du développeur. Braid en est un parfait exemple.

 
Conclusion

Indie Games : The Movie demeure indispensable car il aborde d’un sujet très rare et l’accomplit avec une vraie passion communicative, tellement communicative qu’elle peut être vue par tout le monde, joueur ou non.

Quand sort ce documentaire au cinéma? Probablement jamais mais ne désespérez pas. Vous pouvez vous le procurer (comme votre serviteur) sur le site officiel, il y a du 1080p, il y a même des sous-titres en français! Que demander de plus? Voici le lien: indiegamethemovie.com

+- Une véritable découverte sur un monde obscur
- Des intervenants très attachants
- Une belle réalisation
- Fait vibrer le cœur du joueur
-- Trop court
Trophée9/10

Poster du documentaire Indie Game: The Movie Poster du documentaire Indie Game: The Movie
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Rating: 9.5/10 (2 votes cast)
A propos de l'auteur : (1331 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


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[Critique] Indie Game: The Movie, 9.5 out of 10 based on 2 ratings
  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Bon je vais rien dire parce que bon… ça fait déjà un bout de temps que je crache sur ce misérable étron.

    Mais y a quand même quelque chose qui me choque là :
    « Les cadors se contentent de répéter la même formule, les indie tentent d’innover. On prend alors conscience que ces hommes traversent les mêmes phases qu’un artiste tentant de pondre une œuvre d’art. »

    Pardon ? Tu penses que c’est le choix des grands studios de devoir développer des suites à répétition ? D’ailleurs je comprends toujours pas cette volonté à vouloir descendre des studios qui pondent suites sur suites, ce genre de choses ça existait pas avant ?

    Et pour ce qui est de ton moment émotion, je pense pas qu’on ai la même notion de l’émotion…

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Un étron, soyons sérieux cinq minutes. :roll:

    Je suis désolé mais les cadors ont bien du mal à innover. Certes, il existe des exceptions, Kojima ou David Cage mais la plupart du temps, ils subissent une telle pression de la part des majors que leur créativité est nécessairement bridée. Quand on travaille pour une grosse boîte, on n’a pas la même latitude qu’en indépendant sauf cas exceptionnel, Kubrick au cinéma par exemple.

    C’est juste un état des lieux largement partagé. Toutefois, comme Edmund et son Fallout, j’aime bien bouffer du Call of et compagnie. Je n’ai même rien contre, pour moi ce sont deux mondes qui se complètent à merveille. Sauf que le processus de création de jeu indie s’apparente plus à la création d’une oeuvre d’art que le nouveau Call of qui est davantage un projet d’entreprise où le réalisme prend le pas sur le rêve.

    « Et pour ce qui est de ton moment émotion, je pense pas qu’on ai la même notion de l’émotion… » normal, t’as pas de coeur :-P

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Ouais bon, niveau innovation tu me sors pas les plus intéressants, Kojima encore je veux bien mais Cage haha.

    Je suis bien d’accord sur le fait que les mecs sont bridés par les grandes firmes, mais ça empêche la créativité ? C’est pas parce que les mecs sont trois à faire un jeu qu’il sera nécessairement une oeuvre d’art.
    Suffit de voir Spec Ops The Line qu’est un vrai bijou et qui pourtant est développé par une grosse équipe, ou encore des Stalker ou des Metro 2033.

    Quand je joue à Limbo j’me dis « ah ouais c’est bien ça change c’est très joli ect » mais quoi d’autre ? Limbo n’a pas de message ou de sens à proprement parler. Ou même SMB, ouais ok c’est un platformer hardcore à l’ancienne ect… et alors ? Quoi d’autre ? J’y vois pas de notion d’oeuvre d’art.

    Quand un éditeur souhaite développer un bon jeu et laisser un grand studio le faire correctement, il le fait. Mais ce n’est en rien la faute des créatifs qui triment comme des chiens derrière leur ordis 17h par jour.

    Pour le moment émotion… c’est pas question de coeur, c’est juste que j’en ai rien à branler de son mariage de geek :/

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Tu vois, tu n’es même pas capable de reconnaître quelqu’un qui innove. Purée, The Nomad Soul (de David Cage), ça te parle? Snatcher (de Kojima) aussi? Non mais sérieux :roll:

    Je n’ai jamais dit que c’était parce que les mecs sont à trois que ça fait une oeuvre d’art RÉUSSIE. Mais ils tentent du moins d’y parvenir à part quelques rigolos qui font ça pour le fric avec des jeux pourris.

    Spec Ops The Line est un bijou au niveau scénario et de la réalisation mais il n’invente rien au niveau gameplay or jusqu’à preuve du contraire, c’est une partie intégrante du jeu vidéo (et même la plus importante). On n’est pas au cinéma. Il n’y qu’à voir Flower changeant totalement les habitudes du joueur où il incarne une pétale de fleur ?!

    L’attrait de l’oeuvre d’art est de toucher le spectateur/joueur. Dans Call of, je bute des mecs, ça ne me touche pas, ça me détend tout au plus. Spec Ops avait réussi en intégrant une morale dans le jeu et en amenant le joueur à y participer.

    Limbo et SMB, je ne les ai pas fait. Toutefois pour Limbo, on peut comprendre nettement cette volonté d’instaurer une atmosphère atypique. Or une oeuvre d’art doit-il avoir forcément un message? Pas obligatoirement, il peut parfois être la captation furtive d’un moment, l’expression des névroses du développeur (c’est probablement le cas pour Limbo). Mais pour Flower ou Braid, on sentait nettement cette volonté d’atteindre le sublime. La patte graphique de Flower m’a mis sur le cul.

    « Quand un éditeur souhaite développer un bon jeu et laisser un grand studio le faire correctement, il le fait. Mais ce n’est en rien la faute des créatifs qui triment comme des chiens derrière leur ordis 17h par jour. » Je n’ai rien compris.

    « Pour le moment émotion… c’est pas question de coeur, c’est juste que j’en ai rien à branler de son mariage de geek :/ » Visiblement, tu t’es complètement planté de bout en bout sur le but du documentaire.

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Florian le Watchmen pollueur de critiques d’Indie Game. :roll: Et en plus il crache sur Cage qui a fait Nomad Soul qui est un jeu qui n’a pas vieilli en 10 ans ! :lol:

    C’est le choix des grands studios de développer des suites à répétition, cf la saga Tony Hawk, et non seulement ils ont pourri l’un des meilleurs jeux de skate qui n’arrive dorénavant même plus à avoir la moyenne, mais en plus il se vend très mal.
    J’aime les FPS mais j’ai jamais demandé 15 Call of et 12 MoH. C’est pas que ces jeux soient mauvais en soi, mais ils ont totalement délaissé la notion d’évasion pour faire du virtuel une copie de la réalité.
    Machinarium pour moi c’est le pied car je suis un petit robot qui évolue dans un monde où tout est magique et inattendu.
    Puis citer Spec Ops et ensuite dire que Limbo et SMB n’ont pas de sens caché c’est totalement foireux comme argumentaire. C’est quoi le sens caché de Spec Ops ? Aucun. Et le fait qu’un jeu soit indé n’implique pas qu’il ait un sens caché, il en faut pour tous les goûts. Y’a des gens qui aiment se triturer les méninges avec Braid et d’autres simplement mettre leurs réflexes à dure épreuve avec SMB. A ce moment là Alekseï Pajitnov était un crétin avec son Tetris, y’avait pas de sens caché !
    Et puis faut arrêter avec cet argumentaire « C’est pas parce que les mecs sont trois à faire un jeu qu’il sera nécessairement une oeuvre d’art. » PERSONNE L’A DIT PUTAIN ! Hormis toi et quelques personnes qui descendent le film sur SC. Je vais pas acheter un jeu indé et dire que c’est une bombe parce qu’il a été fait par 2 ou 3 mecs, faut arrêter les sophismes !
    Pouah et puis encore le coup du mariage ! Le jour où tu recevras un prix pour quelque chose tu seras bien content de profiter de l’occasion pour demander ta nana en mariage. C’est pas possible d’être jeune et aussi aigri, faut prendre l’air ou tirer un coup, ou les deux même…

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Tu me parles de Nomad Soul mais il est sorti y a combien de temps ?
    C’est comme si tu me parlais de MGS aujourd’hui.

    Concernant ma phrase que tu n’as pas compris, ce que je veux dire par là, c’est que dans le film j’ai ressenti sans cesse ce mépris envers les autres créateurs qui triment comme des chiens derrière leurs ordis.
    Comme si c’était de leur faute si le jeu vidéo ressemble à ce qu’il est aujourd’hui. Comme je le disais, si un grand éditeur à la véritable volonté de développer un vrai jeu prenant de bout en bout, il va donner les moyens au studio de le faire. Donc ce n’est en rien la faute des mecs qui sont derrière leurs écrans, si ça se trouve eux aussi ont des dettes à rembourser comme ceux de Indie Game. Ils ont p’tete tout simplement pas le choix que de trimer parce qu’il faut bien qu’ils mange.

    Pour Spec Ops on s’en fout qu’il invente rien en termes de gameplay, le jeu est bon c’est tout ce qu’on lui demande. La narration est prenante, le message intéressant et tout fonctionne.
    Personnellement j’ai jamais utilisé le terme d’oeuvre d’art pour un jeu-vidéo, même si certains pourraient relever de ce terme, je pense pas que ça soit la même chose. Et j’ai toujours trouvé qu’il manquait ce truc aux indés, un vrai message fort, quelque chose qui en ressort. Pas juste un gameplay et un attrait graphique qui sort de l’ordinaire. Ou alors ils faudrait que leurs idées novatrices soient intégrés à des jeux plus gros qui manquent de nouveautés je sais pas.

    J’aime pas cette volonté de séparer les indépendants des autres, ou alors à ce moment là autant aussi réaliser un documentaire sur les développeurs en internes de grands studios, ça équilibrerait la balance.
    Et puis faut vraiment cesser de les mettre sur un piédestal comme le film le fait ici, ça en devient gerbant et dangereux vu que ça devient carrément un attrait marketing.

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Leurs dettes c’est leur problème, ils les ont pas eu en investissant de leur poche dans leur création, si ? Non bon bah alors on s’en cogne et le problème n’a rien à foutre là.
    Si tu veux un message fort joue à Braid, mais si t’y comprends rien faudra pas te plaindre…

    Wow, mais là on atteint les méandres de la bêtise, tu devrais te renseigner avant de troller les critiques, des docus sur les grands studios y’en a à la pelle ! Personne n’a voulu produire Indie Game, d’où le fait qu’il soit passé par un projet Kickstarter. Maintenant qu’il y a un documentaire sur le monde indé (qui en plus a rencontré le succès) ça y est c’est l’outrage, c’est la création de clans, la bastonnade des développeurs des grands studios ! Faut arrêter de faire le caliméro… :roll: Y’a eu Blizzard Retrospective (qui suit les devs de Blizzard), Video Game Invasion (présenté par Tony Hawk), et puis y’a Icons, qui est carrément une SERIE qui suit les grands studios (produit par G4 TV).
    Et puis pour l’indé un nouveau documentaire plus orienté conception est par là –> http://www.usandthegameindustry.com

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Eh bien merci pour tout tes renseignements car ceux-là j’en avais jamais entendu parler.

    Sinon concernant les dettes, si on s’en cogne pour les développeurs en internes de grands studios, alors c’est la même chose ici.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Non… tu es sérieux? T’as développé pour une grosse boîte, est-ce que tu as déjà développé pour une grosse boîte? Je le fais, pas de jeux vidéo certes mais le schéma est le même partout. Quand tu développes à bas niveau, tu n’as aucun choix sur la tournure que doit prendre le projet hormis sur quelques détails.

    Et on te l’a dit, moi et Mr Mechant, il n’y a aucun mépris sur les autres développeurs! Où t’as vu ça? Les développeurs du film ont été développeurs dans ces grosses boîtes, ils regrettent simplement leurs marges de manoeuvres bridées et ont fait le choix de développer en indépendant. C’est hallucinant ce que tu avances et surtout complètement faux, t’as bien Tommy qui parle des Call of comme des jeux de merde. C’est un avis et en aucun cas partagé par les autres. Réfléchis deux minutes: EDMUND VA ACHETER LE NOUVEAU FALLOUT. S’il leur chiait dessus, il le ferait? Il dirait ouvertement qu’il va acheter le nouveau d’Obsidian?

    Aussi, c’est un film sur les indie. T’as pas lu le titre? « Les majors » n’est pas le sujet, c’est abordé cinq minutes et encore, je suis large.

    « Tu me parles de Nomad Soul mais il est sorti y a combien de temps ?
    C’est comme si tu me parlais de MGS aujourd’hui. » Ah parce que les jeux vidéo, ça a une date de péremption, première nouvelle :( .

    « Et j’ai toujours trouvé qu’il manquait ce truc aux indés, un vrai message fort, quelque chose qui en ressort. » Toi, tu n’as pas fait BRAID et ça se voit à trente kilomètres. :lol:

    « J’aime pas cette volonté de séparer les indépendants des autres, ou alors à ce moment là autant aussi réaliser un documentaire sur les développeurs en internes de grands studios, ça équilibrerait la balance. » Faire un documentaire sur un projet à grosse échelle, tu perdras forcément l’humain car c’est une grosse machine. Quand tu vois les docs sur Transformers 3 et co, tu n’as pas de sentiments pour les gars qui montent le film. Ce n’est pas leurs tripes qu’ils étalent en faisant le film. Les héros de Indie Game: The Movie, c’est leurs tripes qu’ils sortent. C’est leurs rêves et cauchemars qu’ils mettent sous pixels.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Florian: tu n’as pas compris, les dettes, ils ne les ont pas contractés en misant tout sur le projet! Ce n’est pas pareil. Pour les indie, les dettes découlent du jeu donc il est nécessaire de les aborder surtout pour avoir une idée de leur état d’esprit. Ils vont quand même pas faire « Ouais, j’ai des dettes mais on s’en branle, après tout si je me retrouve SDF, ce n’est pas grave. Je vais me faire des potes, je connais déjà Dédé la vinasse ».

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    On parlerait d’un grand studio on serait obligé de parler de leur situation financière et de pourquoi ils font tels ou tels choix. C’est la même chose qu’un indé qui parle de ses dettes, mais forcément un comité directeur va pas parler de dettes, il va parler d’amortissement des coûts et de rentabilité, ça fait tout de suite moins humain, et moins mendiant aussi.

    C’est marrant au final y’a que les anti-indé qui trouvent que ce film crée un dichotomie. Un problème d’ouverture d’esprit ?

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Quand je lis Indie Game, je vois game donc je m’attends à ce qu’on parle de jeux, pas de développeurs. Je m’attends au processus créatif et à tous ces trucs techniques, pas à « j’ai du diabète, j’ai des dettes, ma grand-mère croit en moi » et tout ces trucs là.

    J’ai jamais dis que les jeux avaient une date de péremption mais quand on parle de David Cage on à tendance à penser à aujourd’hui, plutôt qu’à ce qu’il à fait y a 15 ans. Faut pas oublier Fahrenheit et Heavy Rain et le prochain Beyond à venir.

    Je n’ai pas joué à Braid non, c’est bien le seul d’ailleurs et puis ça ne m’attire pas. Un jour peut-être, d’ailleurs je n’ai jamais craché dessus, j’ai bien aimé la partie sur Jonathan Blow.

    Le truc c’est que vous dans Indie Game vous percevez cette volonté de voir l’humain et la machine, mais moi je ne la vois pas, elle est nulle part à mes yeux, ou alors elle est biaisée. Quand je regarde ce film j’y vois pas des artistes, j’y vois seulement des nerds qui ont une notoriété croissante et qui prennent un malin plaisir à le montrer comme si ils étaient les nouveaux rois du jeu vidéo.

    Mais bon il est clair qu’on tourne en rond là.

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Et oui je n’ai jamais apprécié l’indé. Mais c’est pas un manque d’ouverture, c’est simplement que la plupart des gens qui n’appréciaient pas ses jeux surestimés se sont dit : « ah tiens p’tete que ça va enfin me permettre de comprendre l’engouement, peut-être que je vais avoir envie d’y jouer, de découvrir cet univers etc ».

    Et au final on à ça, on à ce pathos à outrance, on à un film prétentieux se voulant à tout prix porteur d’un message mais qui est très mal restitué. Enfin au final on s’est tous sentis floués je pense.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    « Enfin au final on s’est tous sentis floués je pense. » Pas du tout, je m’attendais à une connerie marketing, montrant tous les jeux indé comme un vulgaire dossier jeuxvideo.com. Et là, j’ai une relation avec ces hommes comme si on était leur confesseur, leur ami. Ils nous livrent leurs angoisses, leurs rêves, leurs vies. Ces mecs, ils vivent leurs passions. Je ne sais pas où t’as vu qu’il se prennent pour les nouveaux rois. Les mecs savent qu’ils n’ont aucune chance face aux majors. Edmund le dit très bien à la fin. Tout ce qu’il espère, c’est pouvoir toucher un jeune gamin qui a son tour développera des jeux vidéos. Où tu vois l’argument, ouais j’ai plein de pognons, je me la pète.

    T’aurais voulu quoi? Un truc complètement orienté gamers auquel le grand public n’aurait rien compris et aurait abandonné au bout de cinq minutes. C’est justement la connerie à ne pas faire, ça n’intéresserait pas grand monde.

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Et qui à demandé à ce que le grand public s’intéresse au milieu du jeu vidéo ?

    Là ça n’a pas plus d’intérêt pour le grand public que le joueur de COD. C’est distribué sur Steam et sur le net, et en plus le film est nommé de manière bien spécifique. Tu m’expliques ou le grand public qui n’y connait rien aux jeux va s’y intéresser ?

    Ça n’a aucun sens.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Euh, t’es au courant que les jeux vidéo, ce n’est pas réservé uniquement aux gamers? Il y a bien des millions de gens qui ont acheté la WII mais pour autant, il ne se définisse pas comme des joueurs.

    L’intérêt d’un tel documentaire est d’être montré à tous les publics que ce soit le hardcore gamer ou le public neutre. Car tu sais, je ne vais pas regarder un documentaire sur Marley parce que je suis un rasta ou que je kiffe sa musique, je vais le voir parce que je m’intéresse, parce que je suis curieux, parce que je suis ouvert…

    Le monde n’est pas scindé en deux catégories: les joueurs et les non-joueurs.

    Rien que le fait que ce soit distribué sur le net pourrait largement participer à l’essor du documentaire, c’est tellement plus facile de se le procurer que d’aller au cinéma.

    PS: j’ai créé ce blog pour partager mes passions et j’imagine que des personnes vont lire ces critiques et qu’elles vont s’intéresser à ce documentaire et si elles accrochent, elles vont en parler. Rien qu’une seule me satisferait.

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Oui je comprends très bien ce que tu veux dire et je suis tout à fait d’accord, les gens peuvent très bien s’intéresser d’eux-même aux choses (même si la moitié du grand public à acheté une wii parce que c’était marrant deux minutes ou qu’elle permettait de jouer à la balance).

    Ce que je veux dire, c’est que dans le grand public, qui par exemple utilise Steam ? Tu connais une quadra qui joue à la wii et qui utilise Steam ?

    Le grand public qui joue ces jeux qu’on voit à la télé, tout simplement parce qu’on leur vend, ne va jamais s’intéresser à cela. Tu peux être sûr qu’il ne connait même pas le termes « indie game », alors comment veux-tu qu’il s’y intéressé ?

    Il n’y a, comme tu le dis si bien, qu’en en parlant sur des sites comme le tien ou celui de Mr_Méchant que le public (au moins amateur de cinéma) puisse s’y intéresser, si encore bien sûr il ne connait ps l’univers du jeu. Mais le reste du public qui ne se contente d’acheter que ce qu’on lui montre, et bien il va jamais s’y intéresser.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Pourquoi parles-tu de Steam? Quel est le rapport?

    « Tu peux être sûr qu’il ne connait même pas le termes « indie game », alors comment veux-tu qu’il s’y intéressé ? » A nous de l’instruire, à nous de diffuser cela. Et puis bon, même moi, je ne connaissais pas le terme d’indie game, c’est grâce à Mr Méchant que j’ai découvert le documentaire. A mon tour de le faire découvrir à quelques d’autres et je compte bien le faire en plus du blog dans mon entourage.

    « Mais le reste du public qui ne se contente d’acheter que ce qu’on lui montre, et bien il va jamais s’y intéresser. » Ça, c’est considérer les gens comme des cons…

  • http://neocritics.wordpress.com Florian

    Je parle de Steam tout simplement parce que le film est distribué sur Steam. Ce qui est intelligent et con à la fois car il n’y a que des joueurs sur cette plateforme.

    Et oui, je prend ouvertement les gens pour des cons, mais en même temps tu vas pas me dire qu’ils le sont pas la plupart ?

  • http://marvelll.fr Marvelll

    « On est tous le con d’un autre. » :mrgreen: . Si je te demande de m’expliquer comment on programme en java EE et tu ne dois probablement pas savoir alors t’es un con? Pour ma part, il s’agit plus d’intérêt, si une chose (les jeux vidéo dans notre cas) n’intéresse pas une personne, elle n’en saura rien mais ça fait d’elle une personne conne? Attention le raccourci.

    Pour Steam, je ne vois pas l’intérêt d’en parler vu qu’il n’est pas distribué uniquement dessus. :-?

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Le film a eu le prix du meilleur documentaire à Sundance, et c’est pas là-bas que l’on trouve le plus de gamers.

    « Mais le reste du public qui ne se contente d’acheter que ce qu’on lui montre, et bien il va jamais s’y intéresser. » Ça c’est sûr qu’en torpillant le moindre docu indé ça va pas aider…

    Et puis faut arrêter de faire des généralités sur une culture en évolution. Les jeux-vidéo ont 40 ans et y’a encore quelques années on se foutait de ta gueule quand tu disais que tu jouais aux JV. Certes la quadra a pas Steam, et même ça n’est pas un mal vu que Steam est la plate-forme la plus putassière de jeux en ligne. Le film s’achète et se télécharge en mp4 sans DRM, suffit de payer par paypal et d’accéder au téléchargement. Mais ça on peut pas le savoir lorsqu’on télécharge le torrent… :roll:

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