Critique : Faites le mur !

Ou Comment vendre de la m… à des c…, qui devrait être le titre original du film avant de devenir Exit Through the Gift Shop. Faites le mur est un documentaire de Banksy, un artiste renommé du Street Art à partir d’images filmé par un certain M. Brainwash.

J’ai du forcer ma copine à aller voir le film, elle voulait voir The Tourist mais vu les critiques vraiment mauvaises du film, je n’étais pas du tout motivé. J’ai donc insisté pour voir ce documentaire finalement passionnant. Même ma copine l’a reconnu, un exploit.

 
Qu’est-ce que le Street Art ?

Il ne s’agit pas de graffiti avec toutes sorte de grossièretés inscrites dessus ou avec des 92 en force. C’est une forme d’art éphémère consistant à poser des œuvres d’art (n’ayons pas peur de la force des mots) dans la rue. De nombreux artistes comme Invader (connu pour poser des bonshommes pixelisé tiré directement du jeu Space Invader un peu partout), Obey (ce dernier a posé une image en noir et blanc inspiré de la super star du catch André The Giant avec pour légende « Obey , il est aussi pour avoir fait l’affiche ultra connu d’Obama) et plein d’autres moins connus et abordé furtivement dans le film. Tout ce petit monde s’accorde pour dire que le plus grand représentant du Street Art est Banksy.
 
Mais qui est ce diable de Banksy ?

Génie pour les uns, dégradateur pour les autres. Nul ne connaît son vrai visage. Le Fantômas des temps modernes apparaît dans le film cagoulé ou visage masqué. Je ne suis pas un connaisseur. Le peu que j’ai appris sur Banksy, je l’ai vu dans le film donc je ne ferais pas un étalage de connaissances sur l’artiste (Wikipédia est là pour ça ^^).

Le documentaire nous apprend qu’il est anglais. Il est reconnu mondialement pour avoir inscrit une affiche trompe-l’œil sur le mur de la honte en Israël. Sur cette affiche, on a l’impression que le mur a été détruit pour permettre d’entrevoir une plage paradisiaque.

Il est aussi le réalisateur de ce film visant à promouvoir le Street Art, phénomène très méconnu du grand public. Allez voir son site officiel pour admirer ses œuvres.
 
M. Brainwash alias Thierry Guetta ou le fétichiste de la caméra

Présenté comme un fétichiste de la caméra au début du film, il est celui qui a permis la création du film. Le français exilé aux State présentait la particularité de filmer tout ce qui existait. On pourrait greffer une caméra à la place de sa main, on y verrait que du feu. Une scène du film nous montre toutes les cassettes qu’il dispose chez lui, c’est sacrément impressionnant. Encore plus lorsqu’on sait qu’il n’en a vu aucune. « Une fois filmé, c’est terminé ! » Dixit l’intéressé.

Il est le personnage principal du film, c’est à travers lui que Banksy va s’exprimer pour montrer le Street Art au monde entier. Pourquoi M. Brainwash ? A voir dans le prochain paragraphe.
 
A propos du film

Il débute avec un Banksy seul devant la caméra. Cagoulé et à la voix déformée, il nous présente M. Brainwash dont le film va s’articuler autour. On commence par une première partie assez drôle sur ce phénomène.

La deuxième partie va s’intéresser au Street Art par le premier contact de Thierry Guetta avec Invader qui est aussi son cousin. Thierry Guetta sera complètement happé par ce monde de l’art furtif. Pendant des années, il va suivre les plus grands artistes nous faisant profiter de belles images et du fonctionnement de ces artistes.

L’apothéose du film arrive avec un des plus grands moments de la vie de Thierry Guetta, sa rencontre avec Banksy. On sent bien que cet homme est à un niveau bien supérieur par rapport aux artistes vus auparavant dans le film. Il dispose de sa propre équipe d’une dizaine de personnes.

La dernière partie s’intéresse à l’entrée de Thierry Guetta dans le monde du Street Art en tant que M. Brainwash. S’ensuit une espèce de sentiment de malaise des figures de cet art comme Invader, Obey ou Banksy devant l’ultra médiatisation et où les œuvres sont à présent vendues pour plusieurs milliers de dollars. « Un collectionneur d’art contemporain se doit de posséder un Banksy » dixit une collectionneuse interviewée.

Documentaire passionnant sur le Street Art réalisé par Banksy d’après des images de M. Brainwash. Même si vous n’y connaissez rien, le film vous captivera et vous emmènera dans ce monde urbain où des artistes exposent dans nos rues en toute illégalité. A ne pas rater !

Sa scène culte : le passage à DisneyLand avec Banksy et M. Brainwash pour accrocher une souris habillé en prisonnier de Guantanamo avant de finir par un interrogatoire musclé raconté par Thierry Guetta.

Note : 8/10

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A propos de l'auteur : (2770 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Beurk « The Tourist », ptain pourquoi les nanas flashent systématiquement sur des merdes, et en ayant vu que l’affiche avec Depp dessus. Quand je vois la proportion de nanas qui ont des goûts de chiotte je comprends pourquoi tous les critiques que je côtoie soient gays :-/
    Cela dit étant donné que Faites le mur est un docu, j’attendrais sa sortie dans les bacs, les docus ayant une fâcheuse tendance à m’endormir.
    Personnellement j’aurais opté pour Un balcon sur la mer, qui est le Hitchock made in France et surtout made by a woman…

    • « Les docus ayant une fâcheuse tendance à m’endormir. »

      Me too mais celui est bien foutu donc pas le temps de pioncer épicétout!

  • rougon

    une des forces du film c’est qu’on se demande si c’est du lard ou du cochon.. perso j’ai pensé en quittant la salle hier soir que c’était une fiction, parce que ça sonne un peu faux cet appitoiement de bnksy qui veut plus jamais conseiller à personne de devenir artiste de rue, et obey qui se demande un peu trop théatralement si on peut rire du succès de mister brainwash… et bien sûr ce mbw paraît tout à fait invraisemblable (mais bansky le dit lui meme)… par curiosité j’ai quand même regardé sur internet si mbw existait, si life is beautiful avait eu lieu… on dirait bien que oui à première vue!! j’avoue: j’ai pas envie de passer des heures à m’informer, alors je vais me fier à mon instinct qui dit ceci: c’est un film de potes, les faits ont bien eu lieu mais ils sont très romancés.
    à part ça les filles ont pas toutes des gouts de chiotte, celle qui était avec moi hier voulait vraiment aller voiir ce film….à moins que( on peut rêver)… elle était plus intéressée par moi que par le film

    • Lol, j’espère que ça va marcher pour toi avec la fille.

      Quand au documentaire, je peux déjà t’affirmer que les évènements relatés ont réellement eu lieu. Si ce n’était pas le cas, les moyens mis en place sont quand mêmes considérables et il y a des détails qui font que c’est impossible que ce soit romancé (par exemple les gosses qui grandissent, les personnes qui changent de coupes ou tout simplement qui vieillissent).

      Mais bon après le montage est là pour rythmer l’ensemble du coup la vois off romance un peu l’ensemble.