"Salut ! Je m'appelle Guybrush Threepwood, et j'aimerais devenir un pirate !" (The secret of monkey island)

[Critique] Dylan Dog

Bannière du film Dylan Dog
L’autre Constantine

Fiche

D’après le fumetti de Tiziano Sclavi
Réalisateur:Kevin Munroe (TMNT les tortues ninja)
Scénariste:Thomas Dean Donnelly, Joshua Oppenheimer (Conan)
Acteurs:Brandon Routh (No Limit), Sam Huntington (Fanboys), Anita Briem (la série Les Tudors), Taye Diggs (la série Private Practice), Peter Stormare (Lock Out)
Titre original:Dylan Dog: Dead of Night
Pays:USADate de sortie:18 juillet 2012 (Direct-to-video)
Genre:Comédie, Épouvante, Fantastique, HorreurDurée:1h47
Budget:20 000 000 $
La Nouvelle Orléans abrite un secret : la ville est aux mains de communautés de monstres qui vivent cachés parmi nous. Loups Garous, Vampires, Zombies partagent clandestinement notre quotidien. Vêtu de sa mythique chemise rouge, et armé de son arsenal à balles d’argent, Dylan Dog est le gardien de ces forces obscures et veille à maintenir l’équilibre entre les communautés. Jusqu’au jour où une série de meurtres ensanglante la ville et menace de déclencher une guerre des monstres…
Photo de Dylan Dog

« Jimmy, qu’est-ce que je fous là? Merde, j’étais Superman et maintenant je suis Dylan Dog? WTF! » 

Critique

Même si je n’avais jamais entendu parler de Dylan Dog, son affiche racoleuse présentant le héros interprété par Brandon Routh, le Superman de Bryan Singer (Superman Returns), avec en arrière-plan : un méga zombie, un vampire, un loup-garou et une espèce de démon sans oublier le fameux : « D’après le comic best-seller » a attisé ma curiosité et j’ai fini par craquer. Oui, je suis faible mais au moins vous aurez une idée du film.

Après un peu de recherche sur le net, il s’avère que Dylan Dog est un fumetti, une bande dessinée italienne sortant généralement en fascicules de kiosques. Le héros de Tiziano Sclavi est un détective privé ex-policier et ex-alcoolique, un peu à la John Constantine et qui comme lui boucle aussi des enquêtes touchant le monde du surnaturel. Pour l’anecdote, le dessinateur s’est inspiré de l’acteur Rupert Everett pour les traits de Dylan Dog mais bon, on ne le savait pas trop avant de lancer le film donc je ne m’y étendrais pas.

Toutefois, il est difficile de nier que l’acteur Brandon Routh a bien du mal à étoffer son personnage et à lui insuffler un background solide et borderline comme l’avait si bien fait Keanu Reeves pour son Constantine (même si ça n’empêche pas le film de souffrir de lourds défauts). Il est même trop lisse ce qui peut convenir à un super-héros iconique comme Superman l’est beaucoup moins quand il s’agit d’un anti-héros (pourtant son végétalien dans Scott Pilgrim laissait envisager de bonnes choses). Bref, c’est un peu la déception de cette série B mais heureusement, son Robin remonte largement le niveau.

Photo de Dylan Dog

« Euh, c’est quoi la réplique… T’as pas une gueule de porte bonheur? » 

Interprété par Sam Huntington, celui qui incarnait Jimmy Olsen, le fameux photographe partenaire de Superman, dans justement Superman Returns. Hasard ou choix, on n’en saura rien mais c’est tout de même assez drôle de retrouver ce duo. Drôle est aussi l’adjectif qu’on peut attribuer au personnage, véritable partenaire comique accaparant les meilleurs moments du film et finissant par voler la vedette au trop lisse Brandon. Il faut dire que les scénaristes lui réservent un traitement assez spécial qui entraînera de nombreuses situations incongrues. Je vous laisse la surprise de le découvrir.

Pour le bestiaire, il ne faut pas être très exigeant, l’ensemble faisant beaucoup penser à la série de Buffy contre les vampires, surtout les vampires. On sera content d’échapper à l’immonde boss final entièrement en CGI. A la place, on a un cousin éloigné de Darkness du film Legend de Ridley Scott et plutôt bien foutu en plus. Par contre, on sera plus sévère envers les scènes d’action assez molles et multipliant les ralentis dégueulasses à la Walker Texas Ranger (pardon Chuck Norris).

Deux scènes seront excitantes, un simulacre de l’arrivée de Neo (encore Keanu) dans le Hall pour le premier Matrix malheureusement décevant car pas assez poussé (vingt secondes au compteur, un seul plan et basta) et un autre avec une chasseuse de monstres n’ayant rien à envier à la Buffy de Joss Whedon. La plupart des autres scènes sont très rapidement expédiées nous laissant sur notre faim. Pour faire vulgaire, c’est un peu comme si on lançait un film porno, on n’a même pas le temps de baisser notre pantalon qu’il est déjà terminé alors pour se satisfaire, on ira chercher dans le même genre Blade II ou Hellboy II.

Je voulais aussi signaler l’imprégnation de l’ambiance film noir très poussée du film et très agréable avec une multitude de voix off parsemées de répliques cinglantes. On pourrait qualifier Dylan Dog comme le Constantine du pauvre. Enfin, du pauvre, bon d’accord, Constantine a quand même coûté 100 millions mais Dylan Dog a tout de même coûté 20 millions, de quoi largement faire quelque chose. Vous m’aurez demandé combien il a coûté à la fin du film, je vous aurais dit 5 ou 6.

Photo de Dylan Dog

« Putain de kryptonite dorée! » 

Conclusion

Dylan Dog est une adaptation de bande dessinée italienne qui rappelera à beaucoup Constantine, malheureusement là où il réussit où l’autre avait échoué, il rate là où l’autre avait réussi (vous me suivez?). Bref, une série B matable mais sans plus.
+- Sam Huntington
- L’ambiance film noir
- Le look du bestiaire
- L’humour
-- Pas franchement novateur
- Fait fauché
- Les combats
- Un peu trop long
5/10

VN:F [1.9.22_1171]
Notez-le aussi:
Rating: 4.5/10 (2 votes cast)
A propos de l'auteur : (1331 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.


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[Critique] Dylan Dog, 4.5 out of 10 based on 2 ratings
  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    La chasseuse de monstres je l’aurais plutôt comparée à Bloodrayne avec son usage de deux armes blanches.
    Heureusement que l’acolyte est là sinon le film aurait été totalement chiant. Regarde Dellamorte Dellamore si tu veux une « version » bien plus réussie du personnage (et bien plus sanglante/jouissive, et si tu veux te branler y’a plein de scènes de cul avec une nana aux gros nichons en plus).

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Ouais pas faux mais je n’ai pas vu les films donc ça ne m’a pas traversé l’esprit.

    Ah ouais, il a l’air pas mal Dellamorte Dellamore. Je vais essayer de voir si je le trouve mais vu comme ça, on dirait une adaptation officieuse et paradoxalement plus fidèle de Dylan Dog, non?

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    T’as pas vu les Bloodrayne ? T’es chanceux… :lol:
    Ouais j’en avais causé dans ma critique. C’est avec Rupert Everett et écrit par Tiziano Sclavi l’auteur du fumetti. Dans le film il est fossoyeur et il doit fréquemment tuer les gens qui reviennent à la vie. Puis tout se barre en couilles et il dézingue tout le monde. C’est génialissime d’humour, gore et sexe, avec en plus une intelligente fin. Par pour rien que le Mad Movies de l’époque avait fait un dossier dessus ! :-D

  • http://marvelll.fr Marvelll

    « T’as pas vu les Bloodrayne ? T’es chanceux… », chanceux? Non, j’évite tout simplement tous les Uwe Boll. :mrgreen:

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Moi j’aimais bien le jv, et même ayant adoré le film HotD j’ai pas pu supporter le premier BR, ni le second ni le troisième.
    Pour voir un bon film de Boll rien de plus simple, suffit de prendre celui dont il est le scénariste, ce sont toujours ceux qui ont la moyenne. Et c’est pas faute d’avoir eu une bonne scénariste pour BR, c’était celle d’American Psycho ! :-?

  • http://marvelll.fr Marvelll

    En même temps entre American Psycho et BloodRayne, il y a un monde d’écart.

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    Bah ça empêche pas d’écrire un bon script, ou ne serait-ce que des bons dialogues. La scénariste lui a vendu en toute connaissance de cause et elle a gagné un Razzie.

  • http://marvelll.fr Marvelll

    Et Uwe Boll lui a acheté en tout connaissance de cause et il a eu une nomination aux Razzie. :-P

    Par contre, elle a seulement été nominée, elle ne l’a pas gagné.

  • http://www.slashershouse.com Mr_Mechant

    En même temps Uwe ne joue pas aux JV et il étudie les licences pour voir celle qui sera la moins coûteuse à acheter. Bloodrayne a beau être continuellement à chier ça reste sa source intarissable de revenus. Donc il va pas se casser le fion à faire de la qualité si même avec du caca les gens sont contents. Ça et Alone in The Dark c’est ce que je lui reproche le plus (même si sans lui Alone in The Dark 2 a été plus pourri).

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