Critique : Dragon Ball Super

Image de Dragon Ball Super avec San Goku bleu

Dragon Ball Super ou pas si super que ça

Fiche

TitreDragon Ball SuperTitre VO
RéalisateurKimitoshi ChiokaScénaristeAkira Toriyama
Date de sortie20 / 06 / 2015Durée23min/ep
GenreAction, Arts martiaux, Science fictionBudget

Après le combat contre Boo, la Terre connait une période de paix. Cependant, le dieu de la destruction Beerus vient de se réveiller d’un long sommeil, avec l’idée d’affronter le Super Saiyan Divin , le légendaire guerrier dont parle une ancienne prophétie.

Image de Dragon Ball Super

Image de Dragon Ball Super.

Critique

Dragon Ball est une série de mangas créée par Akira Toriyama, celui-ci s’inspirant librement du roman de Wu Cheng’en La Pérégrination vers l’Ouest. À l’origine, l’idée du vrai développement se passe à la fin des années 70. Ensuite publiée dans le magazine Weekly Shōnen Jump de 1984 à 1995 et éditée en album de 1985 à 1995 par Shūeisha. Glénat publie l’édition française depuis février 1993.

C’est chronologiquement la quatorzième histoire d’Akira Toriyama. Dragon Ball raconte le parcours de Son Goku, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Accompagné de nombreux personnages qui deviennent cultes, il cherche à plusieurs reprises les sept Dragon Balls.
Il existe à ce jour trois à quatre versions voire 4(bis) animées de cette saga de Toriyama à savoir : Dragon Ball, Dragon Ball Z, Dragon Ball Z kai, Dragon Ball GT, Dragon Ball Super et bientôt Dragon Ball Diesel avec XXX en rôle titre.
Sans plomb ?! Oh oui, il y a la version Sans plomb, c’est Dragon Ball GT. Bon à jeter.
Contrairement aux séries Dragon Ball et Dragon Ball Z, elle n’est pas adaptée du manga original d’Akira Toriyama.

Depuis la sortie des films Dragon Ball Z: Battle of Gods et Dragon Ball Z: La Résurrection de Freezer mais surtout de la série Dragon Ball Super, Dragon Ball GT fort de ses 64 épisodes n’est plus considérée comme faisant partie de la chronologie officielle de l’œuvre. Elle doit être considérée comme une histoire parallèle, une sorte de suite alternative au manga et à la série Dragon Ball Z.

Que penser des premiers épisodes de cette suite de Dragon Ball Z ?

Quand j’ai appris que Super allait être la suite de Z après la bataille contre les Majin, je me suis empressé comme à chaque fois pour voir ce que ça ferait comme sensation de revoir San Goku faire l’idiot avec Chichi et les autres et se détester avec son frère Végéta, la Z team quoi.
Cependant, comme moi, bon nombre de fans ont critiqué les dessins et animations de mauvaises factures car certains personnages n’ont pas les traits qu’ils méritent.
De plus, des combats ratés, bâclés et masqués par des chocs d’auras du DBZ pour gagner du temps et de l’argent. Si on parle du scénario peu original et le retour des mauvais travers de Dragon Ball Z, à savoir des dialogues insipides, trop longs et des temps morts insupportables, vous allez vous en dormir à la lecture. Parce que c’est du super sans plombs.

Mais ne soyons pas si durs que ça. Après avoir fait un copier-coller de Battle Of Gods et le retour de Freezer en série, créé un stupide tournoi dans l’espace avec comme public la team familly, qui ne ressemble en rien d’autres qu’à une cérémonie rituelle où attend que Ghost Rider et Lobo débarquent en moto avec du Jack Daniel, la Toei Animation, partenaire de Toryama a tenu à réagir à ce fiasco. Mais une réaction pas si curative que ça.
En effet, ils ont ramené Trunks du futur. Ça me rappelle Booba qui nargue ses collègues rappeurs en leur disant qu’il est loin dans le « turfu » et que chaque fois qu’il revient dans le présent bien ses ennemis les rappeurs il a brisé leurs carrières.
C’est un peu l’effet Trunks. On s’emmerde dans le présent, on s’entraîne avec Beerus Sama le dieu de la destruction et Whis pour avoir les cheveux bleus et dans le futur, on a les cheveux roses. Trunks en reluisant Booba brise des carrières de super guerriers en ramenant le Black. Non, pas le black mamba mais le Black.
Original comme nom de méchant. Même moi, j’aurais pas fait mieux.

Ah ce fameux Black

Image de Dragon Ball Super avec Black et Zamasu

Image de Dragon Ball Super avec Black et Zamasu.

C’est à ce moment-là que je crie : au secours ! Qu’est-ce qu’ils ont foutu ?! Un black avec une énergie black et qui vire au violet et laisse moi rire, il ressemble à Son Goku.
Akira nous avait pondu des plantes, des insectes, des animaux comme méchants et là, on nous lâche un Black Goku. Quel intérêt ?! Néanmoins, plus on avance dans l’histoire, plus on se demande ce qu’ils vont mettre. Une pin-up ? Oui, ils l’ont fait et elle s’appelle Mai, la comparse de Pilaf. Mai adulte dans le futur nous fait découvrir l’attirance de Trunks pour les couguars. Il est dans le turfu. Si on se souvient de Dragon Ball, Mai doit être à peu près de la tranche d’âge de Bulma et elle est devenu jeune suite à une erreur de Pilaf en demande au dragon Shenron.

Un goût de Terminator

Un petit clin d’œil pour Sophia Stewart la J.K. Rowling de Matrix et Terminator. Mai joue la Sarah Connor du monde des humains tant détesté par le méchant Black qui n’est autre que Zamasu (Zé mé sou) qui veut qu’on lui rende ses sous et ses dessous dans une ambiance apocalyptique.
Jusque-là, ça devient tolérable. Faut dire qu’elle sait bien tenir le fusil. Mais ça ne suffit pas pour terrasser un méchant dieu. Un dieu, vous dites ?!

Zamasu ce piètre dieu

Image de Dragon Ball Super avec Gowasu et Zamasu

Gowasu à gauche et Zamasu à droite.

Zamasu n’est autre que le petit protégé Gowasu qui prétend au poste de dieu de l’univers 10. Il fusionne avec son alter-ego pour le pire.

Gif animé de Dragon Ball avec la fusion entre Zamasu et Donald Trump

La fusion ultime entre Zamasu et Donald Trump.

Zamasu me rappelle ce dont, j’ai vu dans beaucoup de films SF à la con. En effet, cette phrase redondante : « Vous, humains, êtes le cancer de cette planète, vous ne méritez pas de vivre. ».
À force d’entendre ça, tu te demandes des fois si le scénariste et ses potes ne sont pas une bande de psychopathes en liberté et cruellement en manque d’inspiration.
En même temps, quand on revient dans le monde réel, l’humanité ne se fait pas prier. Pour cause, la race des couguars aux USA a pris les devants, elle s’est éteinte. C’est triste.
Cependant, ce petit a plus d’un tour dans son sac pour nous faire disparaître : les super Dragon Balls.

Les super Dragon Balls

Ce sont des planètes étoilées qui disparaissent comme des boules de cristal d’origine. Cependant, il faut parler le langage des dieux pour faire exaucer ses vœux auprès du Super Shenron.
Chaque fois que je vois ces boules réunies, j’ai une folle envie de jouer au billard pour qu’elles rentrent dans le trou et n’en ressortent plus jamais. Surtout dans cette version après GT.

L’appel au secours de Trunks

C’est à ce moment-là que je réalise quelque part que Végéta et Son Goku se font vieux sans laisser paraître les traits. La Z team est séparée. Disparition légère de Hercules, Bubu, Oub le grand absent, Tenchin Han, Yamusha, Chaos. Et San Gohan qui vit le parfait amour avec Videl. Mais What the fuck ?! Nespresso.
Heureusement, Trunks du turfu arrive pour casser cette ambiance morose avec deux-trois punchlines pour secourir son monde pitoyable. En bons soldats, Goku et Végéta rappliquent pour continuer le clash avec Zamasu.

Gif animé présentant la preuve que Thor et Loki ont vu Dragon Ball Z

La preuve que Thor et Loki ont vu Dragon Ball Z.

Oh, my God ! Le scénario.

On peut admettre qu’on gagne du temps par rapport à certaines longueurs de DBZ mais on passe un peu trop vite à l’essentiel si bien que les combats sont ratés. Toutefois, il y a des séquences drôles.

Gif animé de Dragon Ball Super avec Son Goku frappant Zamasu

« Désolé, je ne t’avais pas vu. »

DBS déconnecte avec l’univers d’origine. Des personnages importants deviennent des pantins. On dirait un projet supervisé par Snyder. L’ambiance sitcom avec supers pouvoirs s’installe et à chaque épisode, on se demande qu’est-ce qu’on va encore se taper même quand on le sait à la fin.

Par , le6 décembre 2016.

Humour avec le cauchemar de Vegeta avec le Batman Super Saïyen

Je me sens comme Végéta à chaque épisode.

Conclusion

Dragon Ball fêtait ses trente ans et à cette occasion, Akira Toryama éditait son livre Dragon Ball Super History Book. Il lui arrive de se plaindre de la qualité de la série animée. Et de citer « Dragon Ball est trop important pour moi ».
L’univers Dragon Ball, bien que vaste et mondialement connu fait face à une gangrène financière quotidienne et commune au sein des studios japonais souvent mal organisés et obligés d’embaucher des freelances et parfois de dessinateurs très peu talentueux sous payés pour avancer les projets souvent en retard. Hélas, bien souvent, ces épisodes ne sont pas rentables pour les studios. Mais ça se regarde tout de même. La preuve en est avec l’apparition de la petite Arale du Dr Slump dans l’épisode 69.

+

  • Sangoku et Vegeta évoluent en bleu et sont toujours en guerre
  • Le dieu de la destruction met du piment
  • Beaucoup d’action
  • Quelques touches d’humour

  • Mise en scène pas très réussie
  • Certains acteurs majeurs s’étoffent de l’histoire
  • Les méchants ne sont pas très charismatiques
  • Des combats bâclés
  • Pauvreté de l’effet de surprise
3/10
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A propos de l'auteur : (19 articles)

Comédien étudiant le théâtre à l'atelier de Caroline Rabaliatti à Fontenay-sous-Bois. Dessinateur, aussi. Il écrit des scénarii quand il peut le faire. Passionné de BD, il prépare la sienne.

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