Critique : Ça (2017)

Pour oublier La Tour Sombre

Fiche

TitreÇaTitre VOIt
RéalisateurAndres MuschiettiScénaristes Chase Palmer, Cary Fukunaga, Gary Dauberman
Acteurs Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis, Finn Wolfhard, Wyatt Oleff, Chosen Jacobs, Jack Dylan Grazer, Nicholas Hamilton
Date de sortie20 / 09 / 2017Durée2h 15
GenreAventure, Drame, HorreurBudget35 000 000 $

Plusieurs disparitions d’enfants sont signalées dans la petite ville de Derry, dans le Maine. Au même moment, une bande d’adolescents doit affronter un clown maléfique et tueur, du nom de Pennywise, qui sévit depuis des siècles. Ils vont connaître leur plus grande terreur…

Pfft, les films d’horreur, ça ne me fait plus rien maintenant. Je suis un homme, un vrai, un badass. Comment ? C’est lui, votre méchant ? Euh… Ouais, mais non. En fait, j’ai un rendez-vous, donc je n’ai pas le temps de voir votre film-là.

Critique

Ça a toujours eu une place particulière dans mon cœur. Non pas, parce que j’ai adoré le film de Tommy Lee Wallace, Ça – Il est revenu. Au contraire, je ne l’ai que modérément apprécié. Mais bien parce qu’il s’agit de mon premier roman de Stephen King. Le tout premier. The Chosen One. Je l’avais lu alors que j’étais encore au collège et j’avais été frappé/traumatisé, car c’était la première fois que je lisais un roman avec des enfants dans un monde qui me semblait authentique. Pour tout te dire, mes lectures précédentes dans le genre se résumaient à Chair de Poule.

J’avais enfin l’impression qu’on me racontait des choses qui ressemblait à mon quotidien. Même s’il n’y avait pas de clown tueur qui rôdait dans ma ville. La violence. La mort. La découverte de la sexualité. Le premier amour. L’amitié. Le monde des adultes. Tout était traité admirablement et plus particulièrement avec pertinence par le maître de l’horreur. Bref, j’en avais même fait une critique sur mon blog Skyrock (ouais, la honte, je sais – je suis retombé dessus des années plus tard, j’en ai été mortifié et il n’y a pas moyen que je la partage !).

Démarrage chaotique

Au départ, je sentais moyennement cette adaptation. Spécialement, après avoir vu l’immense désastre qu’est l’adaptation de La Tour Sombre. Sans oublier, le départ de Cary Fukunaga, réalisateur de la sublime première saison de True Detective et du puissant film Netflix, Beasts Of No Nation. Il avait même déjà adapté un roman avec le gothique Jane Eyre. Une odeur nauséabonde s’en dégageait même, car l’intitulé de son départ était « différents créatifs ». Le mot qui fait flipper… Finalement, après avoir appris que le réalisateur n’envisageait pas d’adapter le Ça de Stephen King, mais ambitionnait de faire le sien, le Ça de Cary Fukunaga. À la manière de Stanley Kubrick avec Shining. Je me suis dit que son départ était peut-être un mal pour un bien.

D’autant plus que son remplaçant n’est pas de la merde. Andrés Muschietti, réalisateur du très réussi Mama. Soutenu par sa sœur Barbara Muschietti, ils se sont entièrement basés sur les romans de Stephen King. Inévitablement, il y a quelques différences comme une scène d’orgie qui a été zappée (au grand dam de tous les vicieux) et une transposition dans les années 80 (à l’origine, l’aventure se déroule dans les sixties), mais après avoir vu le film, le constat est là. J’ai revécu les émotions que j’avais ressenties en lisant Ça. Je pense que c’est le plus beau compliment qu’on puisse faire à un réalisateur qui souhaite adapter un roman avec respect.

Menu Best Of, s’il vous plaît

Le principal, et seul, reproche que j’adresserais au film. C’est que comme beaucoup d’adaptations de romans, il souffre du phénomène Best Of – on garde le meilleur du livre et on supprime tout ce qui est approfondissement pour gagner en rythme et raccourcir la durée. Ici, cela se traduit surtout par des personnages secondaires, dont pas mal du Club des Ratés (en même temps, avec sept Ratés), qui manquent d’épaisseur, hormis deux, mais j’y reviens (dans le prochain paragraphe en plus, t’auras pas à attendre longtemps). C’est donc avec un sourire non feint que j’ai accueilli l’info comme quoi une version Director’s cut est prévue en vidéo. On parle de quinze minutes en plus. Bonne nouvelle, car si on gomme ce défaut, on est en présence d’un des plus grands films d’horreur de tous les temps.

Cette image va servir à éduquer mon fils : « Écoute fiston, tu vois ça, qu’est-ce que tu fais ? Tu fais demi-tour et tu te barres en courant et en hurlant. Les deux ! ».

All the Boys Love Beverly Marsh

Qui sont ces deux membres du Club des Ratés réussis ? Déjà, le héros Bill Denbrough incarné par Jaeden Lieberher. Attachant dès les premières minutes du film, il m’a permis de rapidement m’immerger dans le film. Bien aidé aussi par un Georgie (Jackson Robert Scott) absolument génial. Néanmoins, celle qui vole la vedette est sans hésiter l’interprète de Beverly Marsh. La magnifique Sophia Lillis. Elle m’a troublé. Mais vraiment. Avec elle, j’ai revécu cette émotion si particulière du premier amour. Celle vécue durant l’adolescence. Je suis retombé amoureux pour la première fois d’une fille. Une émotion que j’ai pu revivre grâce à l’empathie que j’ai ressentie envers les personnages de Bill et Ben. Je dis ça pour ne pas passer pour un pedobear 😛 .

Malgré des personnages secondaires assez sommaires, le groupe a au moins le mérite de magnifiquement cohabiter ensemble. Les dialogues fusent comme des balles de mitraillette. J’ai eu l’impression de retrouver ma bande de potes du collège (ou les Goonies). On pourrait même dire qu’ils ne jouent pas vraiment. Encore une fois, il y a cette notion d’authenticité. Surtout quand on y adjoint leurs états. Livrés à eux-mêmes, ils subissent le monde des adultes tout en y faisant leurs premiers pas. Andrés Muschietti fait un bon boulot en n’édulcorant presque rien. Ce qu’il ne peut pas montrer à l’écran, il le suggère et ça marche.

Je veux flotter

Si son film est réussi, c’est aussi parce qu’il lui offre une réalisation majestueuse bourrée d’excellentes idées. Mon plan préféré est celui où le titre du long-métrage est montré. Un effet simple, mais diablement efficace. Cependant, c’est avec les scènes horrifiques que le bonhomme se lâche. Quel délice, ces séquences. Du vrai cinéma d’horreur à l’ancienne avec un Grippe-Sou qui se lâche pour stimuler l’effroi de chacun des protagonistes. Vivement la sortie vidéo pour que je me les refasse. Les points d’orgue du film. Des visions de cauchemar. Là où la plupart des films du genre en lâche deux-trois, Ça les distribue comme Chuck Norris, les pains.

Évidemment, elles n’auraient pas pu marcher sans un croque-mitaine à la hauteur. Aucune inquiétude, ils l’ont trouvé. Non, ils ont même mieux fait que ça. Dès sa première apparition, Bill Skarsgård sous le masque du clown traumatise. Bordel, même si j’aimais beaucoup le Ça de Tim Curry. Il fait figure de petit joueur face au nouveau. Sans aller plus loin pour vous laisser la surprise, j’annonce juste Ça fait une entrée fracassante parmi les monstres les plus mythiques du cinéma. Quel kif ! Et ces yeux…

Un box-office pulvérisé

Terminons avec un point inévitable sur le box-office. Avant de commencer, la bande-annonce du film. Avec 197 millions de vues en 24 heures, elle a éclaté le record de Fast & Furious 8 (139 millions). Bordel, 197 millions pour un film d’horreur. Les mecs de la Warner n’ont rien du comprendre. Le pire, c’est qu’ils étaient réticents avec le budget. Ainsi, Andrés Muschietti a dû composer avec 35 millions de dollars. Une somme dérisoire quand on compare, par exemple, avec un Marvel Studios mineur, soit Ant-Man et ses 130 millions. Heureusement, le réalisateur a fait fort parce que j’ai eu l’impression que le film a coûté plus. Notamment pour ses séquences de cauchemar où la présence des effets spéciaux ne se voit quasiment pas.

Après, un record pour une bande-annonce n’engage pas forcément un succès éclatant au box-office. Boum, un week-end d’ouverture à 123 millions de dollars chez Oncle Sam. Soit 20 de plus que Wonder Woman ! Cinq de plus que Spider-Man: Homecoming ! À l’heure où j’écris ces lignes, Ça cumule à 217,8 millions de dollars dans le monde entier. C’est une excellente nouvelle pour les fans de film d’horreur, car cela signifie que peut-être les studios arrêteront d’être frileux quand il s’agira de lâcher les biftons. Il faut dire que Le Projet Blair Witch et Paranormal Activity ont fait très mal au genre, la plupart du temps réduit à des budgets riquiqui. Pour cela, on remerciera aussi James Wan et ses Conjuring.

Par impatient de découvrir la deuxième partie, le15 septembre 2017.

Le Club des Ratés, pas si raté.

Conclusion

Pour conclure, je n’utiliserais pas mes mots. À la place, je citerais un des producteurs de Ça, Seth Grahame-Smith. Début mars 2017, sur son compte Instagram, il avait donné l’avis de Stephen King sur l’adaptation : « Stephen King m’a demandé de faire savoir qu’il avait vu Ça aujourd’hui et qu’il veut que tout le monde arrête de s’inquiéter car les producteurs ont fait un travail incroyable avec le film. ‘Je peux mourir maintenant. Au revoir. Je suis mort.’. ». Je n’aurais pas dit mieux, donc rideau !

+

  • Ça
  • Réalisation superbe avec des séquences horrifiques géniales
  • Sophia Lillis en Beverly Marsh
  • Sujets du roman traités avec brio
  • Permet d’oublier (un peu) La Tour Sombre

  • Un peu trop porté sur les phases horrifiques au lieu de développer les personnages (corrigé avec la version Director’s cut ?)
8/10

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A propos de l'auteur : (2792 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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  • Captain Cook

    Bravo….

    Pas encore vu (ce soir), mais superbe critique (en tant que FILM et adaptation).

    Super content pour le quart d’heure en plus (sa fait toujours plaisir dans un film), surtout pour étoffer les personnages !

    Et vu l’état du Box Office….j’hallucine ^^, cette claque.

    Je l’ai même pas encore vu, mais j’ai hate pour la suite.

    • Merci, ça fait plaisir. Mais clairement, Warner a repéré depuis un moment le bon filon du marché Director’s Cut.

      D’un autre côté, ça signifie aussi que la plupart des films qu’ils sortent au cinéma… bon hein.

      • Captain Cook

        You welcome.

        Comme tu dit….malheureusement.

        Mais ca date pas d’hier quand tu regarde bien !

        Enfin bon ^^.

  • Bathbro

    Un des critiques et film que j’attendais avec impatience ! Surtout que sans vouloir faire mon faillot tes critiques ont une grande importance dans mes choix cinématographique ! Depuis que le remake d’Andy Muschietti est sorti, j’ai la hype à mort et ta critique me confirme que c’est un reboot honnête avec une interprétation des plus glaçante de la part de Bill Skarsgård ! Mais quand même quand tu me dis que cela ressemblait à ton quotidien. Ca fait peur !!!!!

    • Ben, le collège où j’allais, il craignait un peu quand même, mais je te rassure, ce n’était pas Derry non plus 🙂

  • Captain Cook

    Enfin vu (hier soir). Hummmm…

    Est bien, par ou commencer !

    J’ai pris une de c’est baffe, du coup c’est pas évident (surtout a chaut), de se remettre. Bon je vais commencer par les point qui m’ont le moins plus, sa ira plus vite ^^.

    QUELQUE SPOILER ATTENTION :

    Donc pour moi, le film va un peux trop vite dans sa première partie. Pas un défaut en soit (et ca ne ma pas tant gêner), mais j’apprécie aussi qu’un film prenne sont temps. Surtout pour découvrir chaque perso. Mais franchement sa passe crème, tant c’est bien foutue, et qu’en un rien de temps, j’ai adoré tout les personnages.

    Le second truc qui ma un peux décu, c’est qu’on ne voit pas assez la ville sous « l’emprise », de « Ça »…(les lecteur comprendront). Ensuite ont a mine de rien, des aperçu ici et la. Faut pas non plus faire la fine bouche !

    C’est tout, tout le reste j’ai kiffé d’une telle force. Je pense qu’il sera facilement dans mon top 3 de cette année (c’est dire).

    L’ambiance est bien présente, entre horreur, mais aussi un coté trés malsain (notamment du coté de Beverly), y a des moment, je me suis dit « le réa a quand même pousser le truc loin ». C’est tellement malsain a des moment. Faut vraiment pas mettre le film entre toutes les mains.

    L’horreur graphique est présente, même si il aurait pu pousser un chouilla plus la chose. Sa m’aurait pas déranger. Mais beaucoup de scène valent le détour, et renforcer par se coté glauque.

    La réalisation est au top, y a des vrais moment de mise en scène (notamment avec Pennywise), j’adore celle du projecteur, ou encore quand Pennywise et chez Bill, et qu’il fait voir sont frère…et en un instant il fait disparaître cette vision en la mettant dans l’eau :ouch: ).

    Et puis tout ce qui se passe a Neibolt Street, tellement puissant tout ce qui se passe. Aussi intense qu’effrayant (et réussi a étre drôle….merci Richie ^^). Et cette fin de malade.

    Certain fans ont était décu de cette fin (par rapport au livres), perso j’ai adoré. Alors oui, moins de tension, mais c’est tellement efficace, et tellement bien mis en scène que j’ai halluciner. Puis souvenez vous de la bataille du téléfilm…non enfaîte vaut mieux pas.

    Que dire du casting, mis a part qu’il sont TOUS PARFAIT. Franchement c’est aussi la que réside une des GROSSE réussite du film. Les personnages sont tous excellent, et attachant. Ils y a peut étre 2 qui sont un peux plus a l’écart. Mais c’est pas dérangeant, car chacun a sont moment a lui, et réussi a exister. Ce qui est assez rare.

    Pour vous dire, je préfère 100X cette bande de gosse, que celle de Super 8 (mis a part 2 ou 3…les autres était insignifiant ou pas drôle je trouve), ou Stand By Me (que j’adore). Je me suis même bien plus attacher qu’au groupe de Stranger Things. Après tout, ou la cite souvent. Et bien eux qui ont 8 épisodes, en 20 minutes j’était déja plus convaincus qu’en 3 épisodes 😀 (je précise j’adore quand même cette série hein).

    Des talent ici, il y en a la pelle. Que ca soit Jaeden Lieberher qui joue un Bill en leader naturelle, vraiment top. Ou Sophia Lilis qui incarne Berverly, qui est un des meilleur perso féminin dans un films (c’est dernière années), tout confondu. Elle est extraordinaire, ce qu’elle arrive a accomplir ici, whoo.

    Ou bien Finn Wolfhard (Richie), la grande gueule du groupe, qui est terriblement attachant (même quand il est lourd).Jeremy Ray Taylor (Ben), ma beaucoup surpris, beaucoup de naturelle dans sont jeu, et c’est ce qui le rend vrais.

    Wyatt Oleff (Stan), bien qu’il soit un des plus discret (quoi que, il a des bon moment), il réussi a transmettre toute l’émotion du perssonage, et déja ont peut voir les premier indices sur sont avenir. D’ailleurs j’ai beaucoup aimé le petit clin d’œil sur lui, quand tout les gosse balance leur vélo…au contraire de lui.

    Chosen Jacobs (Mike), et le plus en retrait. Assez logique, car il vient assez tard dans la bande. C’est surtout adulte, qu’il aura un rôle primordial pour les Looser. Mais l’acteur réussi a tiré une grande force de sont perssonage, et il a de trés bon moment, pour lequel ont voit déja sont coté « protecteur ».

    Et bien sur, je ne pouvait que finir sur ce fameux (horrible), Clown. Et bien pour moi Bill Skarsgård a fait ce que Ledger a réussi quand il a repris le rôle du Joker après Nicholson.

    Il est incroyable, BIEN plus malsain, il est a la fois un vrais prédateur, pouvant passer a de l’humour noir avec un naturel a vous faire glacer le sang. Sa façons de se mouvoir, de se déplacer, de parler aussi. L’acteur rend réellement ce Clown « dangereux », ce n’est plus un Pennywise un peux « Cartoonesque », même si j’apprécie beaucoup le boulot fait par Tim Curry.

    Mais j’avoue la dessus, et connaissant le livres, j’ai juste était halluciner par sont interprétation.

    Pour L’OST, elle est trés bien, il manque quelque thèmes marquant cela dit. Mais elle sait ce faire entendre quand il faut faire peur, ou jouer avec les émotion.

    En bref, un film tout bonnement excellent, qui alterne les genres avec grande malice et savoir faire. Une aventure d’horreur comme ont en fait plus. Avec de vrais moment glauque et malsain, porter par un incroyable casting.

    Et en terme d’adaptation, ont a la une des plus réussi du Roi King. Je dirait dans le top 3 !!!

    9,5/10

    Ps: A revoir en VO, vu en VF (pas le choix…merci), du coup certain travaille d’acteur n’était pas aussi puissant que ca aurait du l’être. Et puis sans le Beep Beep de Richie….c’est pas pareille ^^.

    • Avec le recul, c’est vrai que l’emprise de Ça sur Derry n’est pas flagrante. Pourtant, Ben est là pour l’appuyer, mais ce n’est pas assez frappant. Ce que j’en retiens surtout, c’est la solitude des enfants provoquée par le nombre hallucinant de deuils.

      • Captain Cook

        Tout a fait.

  • Girjul34

    Ta critique donne envie de le voir même si je ne regarde pas trop ce genre de film… mais bon je suis grand maintenant je suis badass aussi! donc…

    • Donc… Tu n’as aucune raison de rater cette petite bombe ! 😛

  • Bev’

    Super critique! Après l’avant première d’hier (en salle « ice ») , qu’une envie de le revoir encore et encore , première fois depuis des années que je n’ai pas l’impression de jeter mon argent à la poubelle en allant au cinéma ! Et pourtant j’avais tellement d’appréhension, la déception était déjà là avant de le voir, et encore un remake à pognon sans goût ni saveur, c’est dire ma surprise! Personnellement je préfère ne pas trop comparer les deux adaptations cinématographiques, un conseil: considérez les comme deux entités bien distinctes. L’ avis d’une fan!

    • Comme quoi, il est possible de faire des bons remakes/reboots. Ne jamais juger avant la sortie du film.

  • Silferaw

    D’après ta critique et les critiques en général le film a vraiment l’air bien, dommage que je sois une flipette x)

  • Captain Cook

    Revu.

    J’adore toujours autant, voir BIEN plus que la 1er fois.

    Déjà j’ai pu le voir en VOST (ce qui est personnellement toujours une meilleurs chose), et le casting confirme qu’il sont vraiment PARFAIT.

    Les dialogue sont savoureux, et les gamins joue tous sans fausse note, il sont vraiment incroyable.

    Et la deuxième chose qui ma fait encore plus aimé. C’est que je ne cherchez pas des différence avec les livres ou le téléfilm. J’ai laisser tout cela au placard, et cette fois ci, j’ai juste PROFITER.

    Et le film confirme vraiment qu’il est excellent. La mise en scène est superbe (notamment a Neilbolt Street, mon dieu ce passage est une tuerie ^^), les quelque Jump Scares ne sont pas dit tout gênant (certain fonctionne a merveille). Et tout le reste est un gros plaisir, a commencer par les apparition de « Ça » jouer par une des nombreuse révélation du film, Bill Skarsgård.

    Juste un petit reproche, toujours pour la ville qu’on ne voit pas assez l’influence du Clown. Ensuite je me dit, c’est pas tellement grave, tant ont suit vraiment le point de vu des gamins, et qu’on a quelque pistes ici et la. Et si le second films, fait le lien avec le premier, l’ensemble sera parfait.

    Bref il se bonifie avec le temps, et c’est la marque des excellent films je pense !

    4,5/5

    ps: L’ajout des 15 minutes en plus sera un bon point a rajouter, surtout pour certain personnages.

  • jereoqp

    Bon ben je t ai écouté et je ne regrette pas d avoir bien lu ton avis sincère sur ce fabuleux film, il est excellent et je ne regrette pas de l avoir vu, j ai qu une hâte y retourner tant j ai aimé l âme du film, désolé mais même si le livre est mieux, le téléfilm je l ai kiffé malgrès tout, après maman film sur lequel j avais remarqué une sacrée maîtrise du sieur… Là il est rentré dans la cour des grand chapeau Andres !!! Vivement la suite et pitié garder le même réal… Et mention à ce groupe d enfants qu on a tous eu un jour dans notre vie… En tout cas pour ma part, ça à remué des souvenirs… Ah les premiers émois… Je m en souviendrais elle m avais refilé la mononucléose… Lol… Bon baiser de Los Angeles et bonne continuation à toi marvelll… Change rien.

    • Ah, ah, ce souvenir 🙂 Je suis content de voir que ça ne l’a pas fait que pour moi. En tout cas, je retourne le voir ce soir. Ça fait un sacré moment que je n’ai pas vu un film deux fois au cinéma, mais il le mérite tellement.

      Bonne nouvelle aussi avec Andy Muschietti, il serait chaud pour adapter Simetierre.

  • eliope

    J’ai enfin pu le voir et j’ai vraiment beaucoup aimé. Que ce soit au niveau de la réalisation ou de l’ambiance générale. Par contre, ayant déjà vu le téléfilm en deux parties, le coté surprise que j’avais ressenti à l’époque à complètement disparu et donc l’ensemble a eu beaucoup moins d’impact.
    D’ailleurs au niveau des comparaisons entre les deux, j’ai préféré le début du téléfilm qui est plus angoissant avec la disparition d’un gamin et le coup de téléphone à tous les membres du clubs des loosers avec cette phrases simple mais intrigante « ça est revenu », puis flashback qui reprend ou le film actuel commence.
    Autre petit soucis que j’ai eu, c’est le design du clown. J’ai personnellement préféré celui de tim curry , pour la simple raison qu’elle est grotesque et fait réellement pensé à un clown d’ou le contraste frappant et flippant quand il se transforme en monstre (la scène du bateau avec georgie m’avait traumatisé). Hors dans ce film, je trouve le clown déjà effrayant à la base et j’ai juste vu un monstre devenir plus monstrueux, à aucun moment le clown ne m’a parut sympathique ou suffisamment inoffensif pour attirer les gamins vers lui.
    Les autres défauts ont déjà été cité dans ta critique, notamment le manque de développement de certains personnages mais à voir, effectivement, ce que la version longue va apporter.
    Bref, un très bon film qui en traumatisera surement certains surtout ceux qui n’ont ni lu le livre ou vu le telefilm

    • De mon côté, je n’ai gardé quasiment aucun souvenir du téléfilm, sinon la scène de la bibliothèque et mon « pliage de rire » devant la forme finale de Ça et le ridicule du combat final…

      https://youtu.be/uXaGZyzHC14

      Pour le début, effectivement, la phrase « Ça est revenu » était franchement cool. Par contre, je préfère la mort de Georgie dans la nouvelle version (rien que pour le coup du bras arraché et le côté innocent du nouveau Georgie) :

      https://youtu.be/OPdDdC4go6c

      Concernant le design du clown, je suis de l’autre avis. Je préfère largement la nouvelle version. D’autant plus que le look n’a finalement que peu d’attrait, car Ça est capable d’hypnotiser les gamins (cf. la scène de Georgie). Pas besoin donc de les attirer. Sinon, en terme cinématographiques, cette forme flippante de base a ce quelque chose d’hypnotisant, notamment via le soin apporté au jeu des yeux et son sourire. Encore une fois, dans la scène de Georgie, voir ses yeux se balader fait clairement comprendre qu’il ne s’agit pas de son vrai corps et qu’il doit se forcer pour garder une cohésion d’ensemble. Ce détail enrichit la créature en la rendant plus réaliste, je trouve. D’autant plus que par la suite, on aura d’autres détails subtils (le sang qui flotte, etc…). Cela renforce aussi ce mélange très curieux entre le « ce clown est très bizarre » et « c’est attirant/hypnotisant ».

      • eliope

        Oui ce clown est beaucoup plus réaliste mais aux yeux du gamin que j’étais et qui se retrouvait face à un film dont il ignorait tout de l’histoire, voir un clown identique à ceux que tu peux trouver dans n’importe quel cirque se transformer en monstre avait quelques chose de traumatisant. De plus la voix française de « gripsou » avait un coté chevrotant qui renforçait le coté clownesque le rendant, quand on le voit pour la première fois, assez inoffensif. C’est ce passage à deux extrême qui a accentué la peur chez moi : voir un personnage sensé provoquer le rire ouvrir la bouche et afficher une dentition monstrueuse a été un vrai choc.

        Le « ça » de cette version fait peur dès le départ que ce soit par son apparence mais également sa gestuelle bizarre. Du coup, je ne vois plus vraiment un clown mais juste un monstre avec de la peinture sur le visage. Je trouve également que l’on voit trop « ça » et ça influe sur l’impact que ses apparitions ont alors que dans le telefilm, sa présence était plus sporadique et donc plus marquante. Mais bon, c’est peut être comme ça dans le livre…

        Pour le reste, on est d’accord, d’ailleurs j’avais détesté la deuxième partie du telefilm que j’ai trouvé assez ridicule quand je l’ai revus plus tard.

        • Vu comme ça, effectivement, l’impact est monstrueux. Pour ma part, ayant déjà lu le livre, je n’étais pas vraiment surpris 😀

          Sinon, j’adore la bizarrerie de ce Ça, car il reflète justement qu’il ne s’agit pas de quelque chose d’humain. On sent qu’il essaie de camoufler sa vraie nature. D’autant plus quand c’est appuyé avec ces photos historiques où on voit l’origine de la forme Grippe-sou. Cela permet de comprendre que le clown n’est pas la vraie forme de Ça, juste un artifice. Qu’on est en présence d’un monstre métamorphe.

  • Salut JimmyBlue, merci pour ton compliment, ça fait plaisir. Normalement, c’est prévu que je livre des trucs sur le blog pour de nombreuses années encore 🙂

    A propos du côté horrifique du film. Dranchement, je n’ai plus peur devant un film depuis mon adolescence. J’ai acquis trop de détachement par rapport au cinéma pour qu’un film me trouble au point de me faire flipper. Je peux sursauter et encore, c’est extrêmement rare. Pourtant, ça m’est arrivé une fois avec Ça et la dernière fois que ça m’était arrivé, c’était avec Sinister. Un bout de temps, donc.

    Pour moi, l’intérêt de Ça, et des romans de Stephen King, est justement qu’il ne résume pas à être un simple film d’horreur. C’est avant tout l’histoire d’un passage à l’âge adulte (les adultes ne voient pas le monstre, les enfants et les ados, si). Dans ses romans, comme Stephen King l’expliquait, le côté fantastique/horrifique n’est juste qu’un catalyseur. Ce sont des catalyseurs cools qui donnent envie de s’intéresser, mais ils ne sont rien si derrière, il n’y a pas une bonne histoire avec des personnages intéressants/attachants. Et pour le coup, c’est mission parfaitement accomplie avec Ça.

    Pour la fin, je savais qu’il y a allait avoir une deuxième partie, donc je m’attendais à ce « happy ending ». Je mets des guillemets, parce qu’au final, ça n’a pas changé grand chose. Ils ont juste repoussé le monstre (Ça reviendra comme en témoigne le rire à la fin du générique) et Georgie est toujours mort. De plus, la dernière réplique de Ça résonne encore dans ma tête.

    Pour Ben, je te trouve dur. Je l’ai beaucoup aimé. Le détail qui m’a fait l’aimer, c’est quand il rougit vraiment lors de sa première rencontre avec Bev. En général, dans les films, ils font « oh, il rougit » alors que le mec reste blanc comme linge.