Critique : 22 Jump Street

« Something cool ! »

Fiche

Titre:22 Jump Street
Réalisateur(s): Phil Lord, Chris Miller
Scénariste(s): Michael Bacall, Oren Uziel, Rodney Rothman
Acteurs: Jonah Hill, Channing Tatum, Peter Stormare, Wyatt Russell, Amber Stevens, Jillian Bell, Ice Cube, Nick Offerman
Titre original:Date de sortie:27 / 08 / 2014
Pays:États-UnisBudget:50 000 000 $
Genre:Action, Comédie, PolicierDurée:1h 52

Les deux policiers Schmidt et Jenko, après être retournés au lycée pour mettre à découvert un nouveau réseau de trafiquants, retournent cette fois-ci à la fac pour démanteler un trafic de drogues.

Schmidt et Jenko les chasseurs de géants

Critique

Le premier avait fait l’effet d’une bombe. Qui aurait pu prévoir que le premier film live des réalisateurs de Tempête de boulettes géantes allait casser la baraque ? Pas moi. Désormais, l’équipe de 21 Jump Street a une pression différente pour cette suite bien plus attendue au tournant (au 22 Jump Street ? Ah, ah, trop drôle ! Hein, comment ça, c’est une blague de merde ?). Celle de confirmer.

On a vu pas mal de suites se casser la gueule en ne faisant que recycler la formule du précédent et en livrant « exactement » la même trame. Ben oui, changer le contexte ne fait pas un nouveau film… Wait ! Mais, c’est exactement ce que fait 22 Jump Street : les flics passent du lycée à la fac pour enquêter sur un nouveau trafic de drogue. Mince, c’est une suite de merde alors ?

C’est là tout le génie du nouveau long-métrage de Phil Lord et Chris Miller. On parodie ces suites en faisant exactement ce qu’elles font, mais en mâtinant le tout de second degré. Il faut dire que tout est annoncé dès l’ouverture par le commissaire Hardy (Nick Offerman). Rassurez-vous, le second degré du film ne demande pas à avoir un diplôme de cinéma durement acquis après avoir livré une thèse de 400 pages détaillant et analysant le symbole de la pierre posée en arrière-plan sur le plan visible à 13 mn 47 de 2001, l’odyssée de l’espace. Dès lors, on se marre bien avec une mention pour les scènes de « love story » revues à la sauce « partenaires flics ».

Et ce n’est pas tout, on a aussi droit à une flopée de clins d’œil. Il y en a tellement qu’en faire une liste exhaustive après un seul visionnage relève de l’exploit (ou du génie de Malcolm). Parmi mes préférés, je place en premier la référence à la marque de fabrique de John Woo. On y voit Channing Tatum en train de courir et voilà que des colombes sont sur son chemin. Sauf qu’au lieu de s’envoler gracieusement comme dans un film du réalisateur chinois (rappelez-vous Mission: Impossible 2 et Volte-face), ces dernières brisent la course de Magic Mike au point de lui faire dire : « Putain de colombes ! ». En bref, 22 Jump Street pullule d’humour second degré, de clins d’œil (tiens, ça me fait penser à celui où Channing Tatum se moque de lui-même en faisant référence à White House Down), mais ne s’arrête pas là, il fait aussi dans le classique avec du premier degré. Le plus mémorable ? Probablement, la blague impliquant Ice Cube, Jonah Hill et *****.

22 Jump Street se moque allègrement des suites hollywoodiennes.

Niveau action, par contre, j’avoue avoir été déçu. Le film manque cruellement de scènes spectaculaires. Certes, le premier n’était pas non plus à fond sur ce point, mais j’ai toujours en mémoire le magnifique « saut sur le côté tout en vidant son chargeur » de Channing Tatum en mode Max Payne. J’espérais que cette suite améliore ce point (c’est d’ailleurs souvent le taf des suites). Par contre, je ne ferais pas de reproches à la scène d’action d’ouverture tant celle-ci se révèle subversive et dont la chute est juste à mourir de rire !

Aussi, l’effet de surprise ayant disparu, 22 Jump Street est moins surprenant que son prédécesseur ce qui fait que je l’ai forcément trouvé moins bon. Sans oublier que les nouveaux personnages secondaires ne sont pas franchement mémorables, même Peter Stormare n’est pas inspiré. Pour preuve, les meilleurs sont ceux issus du premier, même s’ils n’apparaissent que quelques minutes. James Franco, cette dédicace est pour toi ! Heureusement, Jonah Hill et Channing Tatum sont toujours aussi délicieux et forment un des meilleurs duos au monde.

Heureusement, 22 Jump Street se termine avec le générique le plus cool de tous les temps (et je pense vraiment ce que j’écris). Cela permet d’effacer les quelques déceptions de cette suite et me faire dire : « Oui, ils l’ont fait. Ils ont réussi à faire une suite sans perdre de ce qui faisait la saveur de 21 Jump Street. ». Et ça, ça n’était pas gagné !

Par Christophe Menat, le .

« C’est toi le remplaçant de Dave Franco ? J’avoue que je suis très déçu… »

Conclusion

22 Jump Street est une suite moins réussie que le premier car moins fraiche, mais offrant tellement d’idées et jouant beaucoup sur son côté séquel notamment avec son générique final complètement fou au point que j’ai bien kiffé !

+– Se moque sans cesse des suites
– Des acteurs principaux toujours au top
– Générique final
– Beaucoup d’idées
– Toujours aussi drôle
– Manque un peu d’action spectaculaire
– Moins surprenant que le premier
7/10
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A propos de l'auteur : (2838 articles)

Fou de cinéma depuis qu'il a vu son premier film dans les salles obscures : Jurassic Park. Pleure quand le requin meurt dans Les Dents de la Mer. Plus tard au collège, il a succombé aux comics grâce (ou à cause) à un pote. Les jeux vidéo, il y touche depuis Les Schtroumpfs sur la Colecovision.

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